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Evénements Publié le 9 avril 2026

Les tendances lingerie vues par une acheteuse berlinoise

Fondatrice des boutiques Koerpernah, Caroline Kratzsch évoque l’évolution des tendances lingerie et des comportements d’achats.

« Vous connaissez l’adage qui dit que quand les temps sont durs, les jupes raccourcissent ? » Caroline Krazsch fait référence à la « théorie de l’ourlet », selon laquelle la longueur des jupes que portent les femmes varie au rythme des mouvements de l’économie. Elle en sait quelque chose : fondatrice des boutiques de lingerie Koerpernah, implantées à Berlin depuis 36 ans, elle a traversé bien des fluctuations économiques, et surtout vu passer des générations de femmes. 

 

« En ce moment, elles cherchent du sexy, remarque-t-elle. Et contre toute attente, ma clientèle rajeunit. » L’âge moyen des clientes de Koerpernah se situe, habituellement, entre 40 et 70 ans. Mais Caroline Krazsch affirme voir, depuis l’an dernier, de plus en plus de femmes dans la vingtaine passer les portes de ses boutiques.

« Lorsque les jeunes clientes, habituées à acheter en ligne, viennent en boutique spécialisée pour la première fois, elles sont impressionnées par le savoir que détiennent les vendeuses, qui ont une réelle connaissance de leurs produits. »

 

Selon elle, il est capital d’éduquer ces jeunes clientes à l’achat en boutique, pour fidéliser une nouvelle génération et transmettre une culture basée sur la proximité et la confiance.

Culture qu’elle continue de venir nourrir, au Salon International de la Lingerie, où elle vient aussi chercher la richesse de regards et d’inspirations venues du monde entier. Des points de vue variés qui savent confronter l’esthétique à la technique et qu’un rendez-vous de cette envergure est le seul à pouvoir offrir avec une telle qualité. 

 

Cette saison, Caroline Krazsch remarque une distinction très marquée entre ce qu’on considère être sexy et ce qu’on considère être confortable. « D’un côté, les bas auto-fixants font leur retour, de l’autre on voit beaucoup de brassières de sport sans armatures. L’offre qui pouvait exister entre ces deux segments est de plus en plus réduite, comme si ces deux notions étaient irréconciliables. » 

 

Un nouveau défi pour le secteur de la lingerie ? Si l’on en croit la théorie de l’ourlet observée par l’acheteuse, l’avenir pourrait bien être à une lingerie sexy et désirable, parce que libérée de ses contraintes corporelles. 

Elle conclut : « Les jeunes clientes le diront ! Il faut les écouter car ce sont elles qui, dans vingt ans, formeront le cœur de ma clientèle. »

Salon International de la lingerie
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